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Invulnérable au froid

2014 aura attendu sa dernière journée pour nous en livrer sa plus belle à mon sens. -1°C, léger soleil et petite bise glacée. Ce n’est pas forcément la journée rêvée de tout le monde, mais dans le microcosme des grimpeurs, ce genre de journée n’a pas de prix car elle est synonyme de collante, de tentatives dans les projets, et peut-être aussi de réussites à fêter ensuite autour d’un petit verre (voir plus pour certains…). Avec des conditions pareilles, on se dit souvent qu’il faut viser des blocs courts aux prises intenables en temps normal, pourtant c’est sur une traversée que j’ai décidé de jeter mon dévolu.
Après avoir ouvert Incollable récemment avec Jérôme sur le secteur de Bois Rond Auberge, il semblait évident à nos yeux de grimpeurs qu’une ligne restait à ouvrir. Celle-ci connecte la traversée bien physique de Impitoyable avec le fameux Incollable sans réel repos entre les deux. Cela induit une traversée relativement longue où les mouvements sont de plus en plus durs, avec de surcroit un changement de rythme assez délicat à gérer (pour moi) lorsqu’on attaque la compression de Incollable.

Ci-dessous une belle vidéo de la photographe Isabelle Zezima qui a supporté les températures négatives de la journée pour immortaliser la naissance d’Invulnérable. Merci beaucoup à elle. (P.S : il s’agit bien entendu d’un montage. Lors du véritable enchainement mon état était plus proche de l’arrêt cardiaque que de la zen attitude de la vidéo… 🙂

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De l’importance de la finition

Bloc "Narco" à Fontainebleau
Bloc « Narco » à Fontainebleau

Il est de ces journées où toutes les conditions sont réunies pour que tout se passe bien. Et tout semble se dérouler effectivement à la perfection jusqu’au moment où, le plus dur étant fait, une partie de nous, physique ou mentale, flanche et nous prive du sentiment de satisfaction et d’accomplissement qui nous semblait déjà acquis dix secondes auparavant. Que ce soit dans le domaine du sport ou pas, la réaction que nous avons face à ce genre d’échecs en dit long sur nous et peut conditionner fortement la réussite future si une nouvelle possibilité se présente.
Tout dépend en fait de l’existence, et de l’éloignement temporel de cette prochaine possibilité. Si, après une chute incompréhensible la main sur le bac final du projet qui nous obsède, nous envisageons cette possibilité comme le prochain essai, garder son calme et se re-concentrer ne semblent pas impossible. Si nous parlons de la séance du weekend prochain, gérer la frustration devient déjà plus délicat. Mais si les températures augmentent tout d’un coup, et que la prochaine tentative est reportée à la saison prochaine ? Et si cette exécution parfaite de mouvements que nous étions en mesure de réaliser aujourd’hui ne l’est alors plus ?
Tels sont les questions qui peuvent fuser dans la tête de tout grimpeur passionné confronté à ce genre de situation.
Cela s’est produit pour ma part récemment en tombant 4 fois de suite dans le dernier mouvement facile de Narcotic à Recloses, alors que toutes les conditions étaient réunies pour la première fois depuis plus de deux mois.
Heureusement pour moi, après trois jours d’errance psychologique à rejouer ces essais dans me tête, la météo m’a apporté les moyens de me libérer de ce fardeau. Jusqu’au prochain…

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