Archives de catégorie : Répétitions

Cuvier Revival

En voyant il y a 3 semaines que Tony annonçait l’ouverture d’un secteur entier à seulement 2 minutes de la Marie Rose, je m’attendais honnêtement à trouver une succession de bouses ultimes vu la surexploitation de ce site. Grossière erreur !!

Bien entendu, tout n’est pas majeur, et certains blocs sont un poil éliminants et à conventions, mais dans l’ensemble les passages sont plutôt sympas et permettent de se chauffer à l’abri de la foule (il y a une semaine j’ai compté une cinquantaine de personnes sur la place de la Marie rose alors que j’étais seul sur ces blocs…).

Deux passages ont particulièrement retenu mon attention: L’art de la diagonale et l’huître volante. Le premier est une traversée sur le bloc du 8 bleu, qui se trouve être en réalité une version basse d’une ancienne traversée ouverte par Laurent Avare, Pierre Gonzales et Grégoire Clouzeau. Plusieurs versions permettent de jouer en fonction de son niveau dans un style physique et assez original pour Fontainebleau.

Qui de mieux placé que Jérôme Chaput, alias Jéjé du Cuvier, pour faire la promotion des blocs du secteur. Voici donc une petite vidéo du lascar, se permettant de flasher la version la plus difficile (annoncée à 8A). Même s’il avait bénéficié de mes méthodes aux petits oignons :), la performance est remarquable, surtout par 25°C…

Le second bloc, l’huître volante, est un pur jeté (de grands diront certains.. :). Celui-ci parait si évident qu’on se demande  pourquoi personne ne l’avait réalisé auparavant: départ assis avec deux grosses inversées et le socle en pied, jeté direct dans le bac sommital, bref basique :). Le jeu restes assez morpho et éliminant, mais pour les amateurs de jetés, ça va surement devenir une bonne base. A noter qu’une version sans éliminante en 7A est aussi fort sympathique. De belles photos de Tony, réalisées par Grégoire Clouzeau sont visibles sur  http://fontainebleaupassion.blogspot.fr/2016/05/lhuitre-volante-un-beau-jete-du-cuvier.html. Voici également une petite vidéo « quick and dirty » pour en motiver certain à aller voir :

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Le monstre des Béorlots

Le site des béorlots est vraiment un secteur atypique pour fontainebleau. Situé loin (voir très loin) du parking, et composé de chaos éparpillés à plusieurs centaines de mètres les uns des autres, il vaut mieux aimer la randonnée, et avoir devant soit une séance assez longue pour s’y rendre. Pourtant ce site vaut vraiment le détour si l’on possède un niveau légèrement supérieur à 6A, car il n’y a malheureusement pas  de circuits tracés.

Le secteur du labyrinthe offre une belle concentration de passages, et c’est assez amusant de s’y promener. A ne pas louper : le toit de Power-lolotte, très beau 6B, la fissure de Salathé (7A), la dalle bien engagée de No Man’s Land (7A+), ou encore la traversée de Yalla (7C). A quelques centaines de mètres de là, vers le croisement de la route des Platières et de la route de la Hase, une petite cours offre de très beaux passages dans le 7ième degré, avec notamment Little People (7A+), Mickey Mouse (7B), ou encore I comme Irun (7C) un peu plus loin sur la bute.

Il y a encore peu de temps, les plus énervés auraient presque pu rester sur leur faim. En effet, hormis l’énigmatique Double Face, 8A+ toujours non répété, les passages en 8 n’étaient pas légion. Grâce au boulot de David Evrard et Olivier Lebreton, un énorme pavé avec pas moins de 5 nouveaux passages a vu le jour. Le principal départ s’effectue assis à l’aplomb d’un gros bac caractéristique dans lequel il faudra jeter. A partir de là, trois possibilités de sortie s’offrent à nous, directement par la gauche (Jaegger), via une assez longue traversée à droite se terminant par des mouvements délicats sur arquées (Pacific Rim), ou encore par la proue ardue au centre (le fameux Kaiju).

Ce dernier est à mon avis le plus beau passage de ce bloc et vaut à lui seul la petite marche d’approche. La preuve en image ci-dessous avec la répétition de Jérôme Chaput en janvier dernier :

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Si vous voulez la paix, préparez vous à faire la guerre

C’est maintenant le printemps, et qui dit printemps dit beau temps et foule aux pieds des blocs.
Rapidement, trouver une place au parking de la croix St-Jérôme va devenir plus difficile que d’enchainer du 8B, et trouver un bloc libre au 95.2 aussi dur que se garer dans Paris un soir de fête de la musique. Pourtant, en marchant 5 minutes de plus, il est possible d’atteindre sans trop d’efforts supplémentaires les gros Sablons, un site semblant presque à l’abandon comparé à son proche voisin. Ici, pas de file d’attente pour tenter un passage, ou de groupes pique-niquant, entassés les uns sur les autres, mais un calme et une quiétude fort agréable.
Pourquoi une telle différence et un tel délaissement de ce chaos alors que les circuits orange, bleu, et noir que comporte les gros sablons offre une belle variété de difficultés. Les blocs ont certes une disposition moins conviviale que sur le pignon voisin, mais rien de bien méchant non plus quand on compare à d’autres sites Bellifontains.
Pour les plus énervés, le site comporte également un certain nombre de passages durs de qualité comme la magnifique fissure de la liberté, l’impressionnant Bibop, ou encore le teigneux Hurlement.
Au programme du jour pour nous, Si Vis Pacem Para Bellum, une très belle ouverture relativement récente des infatigables Tony Fouchereau et Gérald Coste. Il s’agit d’une arrête en départ assis de 3-4 grands mouvements, un poil morpho il est vrai, mais absolument majeurs. Un passage très plaisant à grimper et au calme de surcroit, bref merci et bravo aux ouvreurs !

Ci-dessous une petite vidéo du passage pour motiver certains à ne pas s’entasser au 95.2 :

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Rituel satanique pour la nouvelle année…

Il est de ces passages que l’on prend plaisir à refaire de temps à autre pour dérouler. En général il convient de sélectionner des blocs qui correspondent plutôt bien à notre style personnel, et qu’on est à peu près sûr de pouvoir refaire rapidement. Il n’y a en effet rien de plus désagréable que de ne pas être en mesure de ré-enchainer un bloc sorti par le passé. Surtout que vos potes de grimpe se chargeront bien entendu de vous faire remarquer que vous devez surement vieillir…
Satan m’habite est un classique de la roche aux oiseaux que je range personnellement dans cette catégorie. Ouvert par Sébastien Frigault, il propose, dans sa version longue, une belle escalade physique sur bonnes prises non traumatisantes pour finir sur un nez caractéristique. C’est donc une très belle ligne assez atypique pour Fontainebleau et qui attire immédiatement le regard du grimpeur comme du promeneur. Il est à noter que des petites variantes (debout, droite, et gauche) permettent de varier les plaisirs et les efforts, et qu’un potentiel projet en commençant assis à gauche reste encore à ouvrir. Avis aux amateurs…

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Tout en furtivité et en compression

Bloc "Furtif" à Fontainebleau
Bloc « Furtif » à Fontainebleau

Certains prétendent que « Fontainebleau c’est du passé », que toutes les ouvertures majeures ont d’ors et déjà été repérées et réalisées. C’est vrai qu’avec les années, la finité de la forêt se fait sentir, et la probabilité qu’une ligne comme Miséricorde ou la Merveille soit découverte diminue fortement.
Toutefois, certains ouvreurs arrivent encore à nous surprendre régulièrement en dénichant de véritables perles.
A ce petit jeu, il existe deux grandes écoles, une première prône la redécouverte de blocs majeurs via des lignes que personne n’avait été en mesure de voir ou de réaliser auparavant.
On peut citer par exemple les très belles ouvertures récentes de Manu Marquès sur le bloc de Londinium aux Gorges du Houx, ou de Thomas Collignon sur Multipass aux drei Zinnen.
Pour ce qui est de la seconde école, il s’agit bien entendu de trouver un bloc totalement nouveau, le summum de l’extase étant atteint lorsque celui-ci se trouve au beau milieu d’un potentiel  « nouveau » secteur.
De nombreux ouvreurs ont, au cours de l’histoire Bleausarde, fait ce genre de
découvertes, mais au jour d’aujourd’hui une partie importante de cette dynamique est le fruit du travail de Tony Fouchereau. Pour ne pas alourdir cet article, je ne citerai que deux blocs, tout deux au beau milieu d’un nouveau secteur, tout deux en compression, et surtout, tout deux majeurs : Blozone à Buthiers Nord, et Furtif à Apremont Portes du Désert.Le premier est parfait lors de périodes estivales sans pluie car il résurge beaucoup, et est bien à l’ombre. Un gros travail de nettoyage a été fait pour enlever les déchets accumulés sur cette place et la transformer en secteur de grimpe fort sympathique. On ne peut donc que dire merci et en profiter en ramenant les déchets que les plus étourdis auraient pu oublier…
Le second n’a rien a envier aux blocs les plus majestueux de la forêt et est surement appelé à devenir un classique du haut niveau bleausard. Il est à noter que Tony a, à l’origine, proposé ce passage en partant depuis les inversées de gauche dans le toit, ce qui induit quelques grands mouvements de compression morphologiques (cf. photo). Toutefois, un départ assis à droite a depuis été réalisé rendant le bloc accessible aux gabarits plus courants.
Pour ceux qui n’en aurait pas encore assez, sachez que Manu Marquès s’en est donné à cœur joie en ouvrant non seulement une variante de sortie à gauche, mais également une variante de départ en partant tout au fond de la grotte. Bref, il y a de quoi faire.

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De l’importance de la finition

Bloc "Narco" à Fontainebleau
Bloc « Narco » à Fontainebleau

Il est de ces journées où toutes les conditions sont réunies pour que tout se passe bien. Et tout semble se dérouler effectivement à la perfection jusqu’au moment où, le plus dur étant fait, une partie de nous, physique ou mentale, flanche et nous prive du sentiment de satisfaction et d’accomplissement qui nous semblait déjà acquis dix secondes auparavant. Que ce soit dans le domaine du sport ou pas, la réaction que nous avons face à ce genre d’échecs en dit long sur nous et peut conditionner fortement la réussite future si une nouvelle possibilité se présente.
Tout dépend en fait de l’existence, et de l’éloignement temporel de cette prochaine possibilité. Si, après une chute incompréhensible la main sur le bac final du projet qui nous obsède, nous envisageons cette possibilité comme le prochain essai, garder son calme et se re-concentrer ne semblent pas impossible. Si nous parlons de la séance du weekend prochain, gérer la frustration devient déjà plus délicat. Mais si les températures augmentent tout d’un coup, et que la prochaine tentative est reportée à la saison prochaine ? Et si cette exécution parfaite de mouvements que nous étions en mesure de réaliser aujourd’hui ne l’est alors plus ?
Tels sont les questions qui peuvent fuser dans la tête de tout grimpeur passionné confronté à ce genre de situation.
Cela s’est produit pour ma part récemment en tombant 4 fois de suite dans le dernier mouvement facile de Narcotic à Recloses, alors que toutes les conditions étaient réunies pour la première fois depuis plus de deux mois.
Heureusement pour moi, après trois jours d’errance psychologique à rejouer ces essais dans me tête, la météo m’a apporté les moyens de me libérer de ce fardeau. Jusqu’au prochain…

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